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Les Dynasties 
Les Chronologies, comment
La transmission
Le registre de Manetho
La Pierre de Palerme
La liste royale de Karnak
La liste royale d’Abydos
Le canon Royale de Turin
Le problème des Calendriers
Des chronologies parfois contradictoires

La transmission

Construire une chronologie de l’histoire politique et sociale de l’Egypte antique serait aujourd’hui impossible sans l’aide de certains documents de référence rédigés durant l’antiquité ou dans les périodes qui ont directement suivit l’extinction de la civilisation Egyptienne.

On pense encore aujourd’hui, et peut de choses viennent prouver le contraire, qu’un grand nombre de savoirs multiples étaient détenus par les temples des différents cultes. Ces savoirs incluent l’Histoire de la civilisation Egyptienne dont beaucoup de prêtres firent allusion lors de la visite de voyageurs et historiens Grecs sans en révéler toujours le contenu.

Toutefois, ces documents, quand ils n’étaient pas issus de traditions orales, ne passèrent pas les différentes guerres, pillages et différentes formes d’inquisitions des périodes troubles de la fin de l’antiquité méditerranéenne ainsi que l’éclosion du Moyen Age.

Quand certains documents nous sont quand même parvenus, ils ne sont que parcellaires ou fort mal conservés. Il faut donc recouper plusieurs sources, les replacer dans leurs contextes et déceler les modifications tentées de manipulation de l’histoire.

Le registre de Manetho

Manetho, que Plutarque nous décrit comme un des deux conseillers du Pharaon Ptolémée Ier (305 – 282 av. JC), compila différentes sources provenant de temples. Toutefois, son importance ne réside pas dans la quantité d’informations qu’il a pu transmettre, son registre n’ayant jamais été retrouvé, mais plutôt du découpage qu’il effectua concernant les différentes périodes égyptiennes, classant celles-ci en « maisons de pouvoir », ou bien Dynasties, en partant de l’unification de l’Egypte jusqu’à la mort du dernier souverain Egyptien Nectanebo II (360 – 343 av. JC)

Manetho découpa l’histoire politique égyptienne en 30 dynasties, et les divers correcteurs ajoutèrent la XXXIe et XXXII e dynastie à ce découpage pour tenir compte de la période Perse, Macédonienne, ainsi que celle des Ptolémées, ce qui pousse l’histoire égyptienne jusqu’en 30 av. JC, mort de Cléopâtre VII (51 – 30 av. JC), devenue aujourd’hui célèbre à la vue de l’œuvre cinématographique et littéraire qui lui a été consacrée.

Mais le registre de Manetho ne nous a jamais été transmit directement. Il est cité par de nombreux historiens antiques (Josephus, historien du Ier siècle, Sextus Julius Africanus, historien du IIIe siècle), mais sa dernière utilisation connue est celle faite par un patriarche Bizantin en IXe siècle. Il est fort probable que, comme de nombreux documents référencés à Byzance, le registre de Manetho fût détruit durant la terrible destruction de la citée.

Le problème majeur posé par le registre de Manetho est donc la fiabilité des citations que l’on ne peut confronter avec l’original. Il est donc impossible de définir où les corrections des « réviseurs » s’arrêtent. De plus, ceux-ci n’ont pas reprit l’intégralité du registre de Manetho. Nous ne pouvons donc en connaître que ce qui a été alors sélectionné.

La Pierre de Palerme

La Pierre de Palerme
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Musée de Palerme, Sicile, Italie

Aujourd’hui au musée de Palerme (Sicile, Italie, Europe), ce bloc de dorite noire regroupe quelques événements majeurs de la période prédynastique jusqu’au règne du Pharaon Neferirkare (2477 – 2467 av. JC, Ve dynastie)

Quelques fragments sont également exposés au Muséum Petrie à Londres (Royaume Uni, Europe)

La liste royale de Karnak

Aujourd’hui au musée du Louvre (Paris, France, Europe), elle contient la liste des différents souverains à compter du premier Pharaon jusqu’à Touthmôsis III (1504 – 1450 av. JC)

Cette liste à le grand avantage d’indexer le nom des Pharaons de la Seconde Période Intermédiaire (Dynasties XIII à XVII), période pour le moins troublée.

La liste royale d’Abydos

Toujours en place dans le temple de Sethi Ier (1291 – 1278 av. JC), elle montre Sethi Ier et son fils (le futur Ramsès II) devant la liste des souverains d’Egypte.

Cette liste omet volontairement les souverains de la Seconde Période Intermédiaire ainsi que la période « Akhenationnienne » (Voir Akhenaton – 1350 – 1334 av. JC). Il est à noter que la reine Hatshepsout (1498 – 1483 av. JC – XVIIIe dynastie) est également absente de cette liste.

Une copie de cette liste (réaménagée sur 3 lignes au lieu de 2) existe dans le Ramsèsseum, elle est connue sous le nom de « Liste des rois d’Abydos » et est conservée au British Muséum (Londres, Royaume Uni, Europe)

Le canon Royale de Turin

Loin des armes de guerre, le canon de Turin n’est autre que la source d’informations et le registre royal (canon) le plus complet qu’il existe ce jour.

Il fut compilé aux environs de 1200 av. JC et est écrit en hiératique très très fin. Après avoir appartenu au roi de Sardaigne, il fût transporté et très mal entreposé. Aujourd’hui, le canon de Turin devrait être la référence majeure sur l’histoire Egyptienne, malheureusement il s’agit pour l’instant d’un mélange subtil de puzzles et de casse-têtes qui seront peut-être, un jour, résolut.

Il est à noter que le canon de Turin comporte la particularité de conserver la durée des différents règnes en années, mais également en mois et, parfois, jours.

Il s’agit d’un document essentiel pour toutes les informations que l’on peut exploiter de lui.

Le problème des Calendriers

Toutes ces sources compilées et recoupées, corrigées, ne donnent pas forcement une chronologie juste pour de multiples raisons. Le Calendrier en est une.

Les Egyptiens, dont le culte avait la particularité d’être à la fois lunaire et solaire, avaient adopté le calendrier solaire, celui-ci contenant 365 jours.

Toutefois, le cycle solaire a ce « défaut » qu’une année ne fait pas exactement 365 jours, mais plutôt 365,24220 jours… ce décalage est minime mais représente environ 6h d’une de nos journées… ce qui au bout de 3000 ans de civilisation provoque de sérieux décalages. Pour corriger cela, nous avons adopté, tous les 4 ans, une année dite : bissextile, qui comporte 366 jours au lieu de 365, ce qui rattrape la journée perdue en 4 ans…

Les Egyptiens ne disposaient pas d’un tel système de correction qui ne fût implanté qu’en 238 av. JC par Ptolémée III (246 – 222 av. JC). Mais le calendrier officiel n’avait que peut d’importance pour les habitants, se fiant plutôt au rythme des crues du Nil et des récoltes, toutefois les dates et années consignées dans les temples et papyrus officiels dépendent bien de ce calendrier erroné…

L’observation du changement d’année est liée à l’étoile Sirius, tous les ans si la correction est assurée, sans correction, il faut 1460 ans pour que l’apparition de l’étoile Sirius coïncide de nouveau avec le changement d’année réel… Heureusement, les Egyptiens ont noté ces années exceptionnelles où l’apparition de Sirius fût synchrone avec le changement d’années, mais là encore certains écrits mentent.

Des chronologies parfois contradictoires

Ces multiples corrections à apporter suivant des évènements rapportés, des zones d’ombres quand à certains souverains, ou des Pharaons manipulateurs de l’Histoire rendent la confrontation de plusieurs chronologies parfois contradictoires sur certaines périodes.

Essentiellement, ce site utilise celle établit par le Dr William J. Murnane dans son « Penguin Guide to Ancient Egypt » datant de 1983, recoupée avec les Travaux de Nicolas Grimal, notamment avec son « Histoire de l’Egypte Ancienne » datant de 1988.

De récentes théories viennent modifier les chronologies établit ces 20 dernières années, mais celles-ci n’ayant pas encore été complètement approuvées par le monde de l’égyptologie académique (parfois poussiéreuse), ces bases sont encore utilisées. Lorsque des divergences apparaissent, elles seront signalées.

 

Article ajouté le : 29/11/2004 par Ptah-Hotep
Dernière mise à jour : 12/10/2007

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