Composition
La civilisation égyptienne avait la particularité d’être basée à la fois sur un culte Lunaire et un culte Solaire même si l’égyptologie officielle ne lui reconnaît pour l’instant que son côté solaire. Toutefois le calendrier solaire présenté ici, connut un prédécesseur lunaire qui fût remplacé au Ve millénaire av. JC
Le calendrier égyptien, lui, est bel et bien solaire, il comporte donc 365 jours, que les égyptiens ont divisés en 3 saisons principales, sub-divisées, elles même, en 4 périodes de 30 jours, soit 12 périodes, ou bien 360 jours.
Les 5 jours restant étaient jours d’Epagomènes, grande fête nationale où les greniers royaux nourrissaient le peuple d’Egypte. Ces 5 jours correspondaient également aux anniversaires de 5 dieux.
La liste ci-dessous représente ce calendrier de façon sommaire. Les dates indiquées représentent l’équivalent à notre calendrier grégorien, et ne sont données qu’à titre indicatif en raison des précisions ci-après concernant les années bissextiles. Il ne faut pas non plus oublier que le Nouvel An, qui coïncide avec le levé héliaque de Sirius (appelée Sothis), se produit durant notre été.
- Akhet (L’inondation)
- Thôt (19 juillet – 17 Août)
- Paophi (18 Août – 16 Septembre)
- Athyr (17 Septembre – 16 Octobre)
- Choiak (17 Octobre – 15 Novembre)
- Pert (La germination)
- Tybi (16 Novembre – 15 Décembre)
- Méchir (16 Décembre – 14 Janvier)
- Phaménoth (15 Janvier – 13 Février)
- Pharmouthi (14 Février – 15 Mars)
- Shemou (La chaleur)
- Pachons (16 Mars – 14 Avril)
- Payni (15 Avril – 14 Mai)
- Epiphi (15 Mai – 13 Juin)
- Mésori (14 Juin – 13 Juillet
- Naissance d’Osiris (14 Juillet)
- Naissance d’Horus (15 Juillet)
- Naissance de Seth (16 Juillet)
- Naissance d’Isis (17 Juillet)
- Naissance de Nephthys (18 Juillet)
Le cas des années bissextiles
Les paysans ne se souciaient que peu du calendrier établit par les prêtres, ils se fient à la crue du Nil, toujours ponctuelle.
Le problème, pour les prêtres, est le suivant : il n’y a pas 365 jours dans une année… mais 365,2422… et tous les 4 ans, ces 0,2422 en trop accumulés forment 1 journée. Mais rien n’était fait alors pour corriger le calendrier, le calendrier officiel se contentant de coller exactement aux prévisions, ignorant les observations de Sirius.
La théorie de l’égyptologie officielle est que les égyptiens ne faisaient rien pour corriger ce problème. Ainsi, le calendrier retrouvait son alignement avec le cycle de Sirius tous les 1460 ans environ.
Cela parait difficilement concevable, ne serait-ce que pour l’organisation des fêtes qui obligeaient le pays à arrêter son travail, il devait exister tout de même des mécanismes de correction beaucoup plus forts qu’on ne le pense actuellement, et cela a une incidence directe sur les estimations actuelles concernant les diverses datations puisque les spécialistes appliquent la correction de cette année bissextile.
En 238 av. JC, le Pharaon Ptolémée III (246 – 222 av. JC) tente de corriger cela en imposant, par décret (le Décret Canope), l’ajout d’un jour supplémentaire au calendrier tous les 4 ans (6 e jour épagomène), mais il faudra attendre l’époque Romaine pour voir réellement s’instaurer l’année bissextile.